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La loi dite de parité n°2000-493 du 6 juin 2000 et la loi n°2007-128 du 31 janvier 2007 tendent à favoriser l’accès des femmes aux responsabilités politiques. Dans les Landes, le nombre d’élues (maires, conseillères municipales, générales, régionales...) s’élève à 1675, soit un taux de 36,31%. Le nombre de femmes élues progresse (avec des disparités par cantons) mais les mandats restent modestes.
Le département des Landes ne compte aucune parlementaire, sept conseillères générales (23%) et deux présidentes de communautés de communes. Par ailleurs, seules quatre femmes sont maires d’une commune de plus de 3 500 habitants. Dans certains cantons, les femmes représentent plus de 40% des élus, mais seules une ou deux sont maires.
"Un problème culturel"
«Trop de femmes restent cantonnées à des rôles spécifiques : éducation, action sociale ou culture…, regrette ainsi Elisabeth Servières, présidente de la CC du canton de Montfort-en-Chalosse et conseillère générale. A quand la voirie ou le développement économique !»
Un constat partagé par nombre d’élues présentes, lesquelles ont conscience, par ailleurs, de la nécessité d’investir les conseils communautaires : «Les transferts de compétences en direction des intercommunalités en font des lieux de prises de décisions politiques importants dont on ne doit pas s’exclure» rajoute Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan.
L’âge moyen des femmes maires dans les Landes est de 54 ans, le premier mandat intervenant souvent lorsque les enfants sont élevés indique Rose Lucy. En effet, trouver le temps de composer trois journées en une n’est pas toujours simple (carrière professionnelle, vie familiale, engagement politique). Par ailleurs, la nécessité d’avoir davantage à «faire ses preuves» reste une réalité. Mais à la question "existe t-il une spécificité de l’exercice du mandat de maire pour les femmes ?", la réponse semble non… «sauf dans le regard des autres, précise Guy Gaujacq. Mais là, il s’agit davantage d’un problème culturel».
Quid du statut de l'élu
Pour le maire de Montfort-en-Chalosse, Françoise Dartigue-Peyrou, en revanche, «le problème n’est pas féminin mais touche directement au statut de l’élu». Dégager du temps pour se consacrer à son (ses) mandat(s), mettre en place un véritable revenu de l’élu, régler le cas des cumuls… Autant de chantiers importants qui, à terme, permettront aux maires, femmes et hommes, «d’être plus représentatifs de la société».
Sans attendre une quelconque évolution du statut de l'élu, les élues landaises auront certainement l'occasion de se retrouver. Ce sera peut-être le 8 mars 2009, jour de la fête de la femme. Rose Lucy réfléchit déjà à un événement commun et original, mais pas de précision pour le moment...
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