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A quoi peut donc servir l’argent des radars ?

par Didier Robino

La récente décision de ramener la vitesse maximale à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens a ravivé la crainte des automobilistes d’être encore plus verbalisés…

Maigre consolation, le ministère de l’Intérieur publie annuellement un rapport expliquant la répartition de cette « manne » qui s’est élevée, en 2017, à plus d'un milliard d’euros (*)

Si 8,8% des recettes, provenant des amendes forfaitaires majorées, a été affecté au désendettement de l'État, les 91,2% restants, (soit 924 millions), sont quant à eux exclusivement dévolus à la lutte contre l'insécurité routière.

La somme est alors divisée en trois : la majeure partie (405 millions) alimente les caisses de l’ AFITF. Créée en 2004, son rôle consiste à contribuer au financement d'infrastructures de transport, notamment routières.

270 millions sont directement adressés aux collectivités territoriales, avec pour objectif d’améliorer la mobilité, dans le cadre de leurs compétences. Notons qu’elles bénéficient par ailleurs du produit des amendes « infractions de la route ».

Enfin, près de 250 millions sont réinjectés pour une grande part dans l’administration du contrôle et de la répression. Cela comprend en particulier la maintenance et l’installation des radars, ainsi que la gestion du dispositif « permis à point ». Signalons en outre qu’une partie de ces fonds sert à financer un certain nombre d’actions, visant à limiter les mauvais comportements routiers, comme par exemple la réalisation de campagnes de sensibilisation…

Consultez la vidéo « En savoir plus sur les radars  ».

Consultez l’infographie (cliquez sur l'image pour zoomer) :

[ Voir l'infographie dans un nouvel onglet ]

(*) 965 millions d’euros résultent, quant à eux, des amendes des contrôles de police de la circulation.

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