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Un ballon d’oxygène pour nos bouts de chou

le 31 octobre 2018 par Didier Robino

Obligatoire depuis le 1er janvier 2018 (*) dans les accueils collectifs d’enfants de moins de six ans, les écoles maternelles et élémentaires, la mesure de la qualité de l’air fait l’objet d’un nouveau dispositif d’accompagnement, baptisé « Ecol’air  »…

Initié par l’ ADEME, le programme se compose d’une « mallette de fiches  », de guides, ainsi qu’une affiche, destinés aux services plus particulièrement chargés de ces questions au sein des collectivités.

De l’air, de l’air !

On s’en doute, un grand soin doit être porté au renouvellement de l’air intérieur, qui constitue un préalable à toute autre intervention.

Outre le fait de sensibiliser les agents aux bienfaits d’une bonne aération des salles par l’ouverture régulière des fenêtres, il convient d’opérer un contrôle régulier du bon fonctionnement des systèmes de ventilation.

Une circulation constante de ce même air est également indispensable à la salubrité des locaux, et à l’élimination des moisissures, causes de nombreuses allergies.

La chasse aux polluants

Formaldéhyde, dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, benzène et consorts : une quantité de substances nocives planent au-dessus de nos chères têtes blondes.

L’objectif essentiel visé par la campagne est bien entendu de limiter l’exposition des enfants et du personnel à tous ces éléments toxiques.

Or, la source de pollution, contrairement aux idées reçues, ne provient pas toujours de l’extérieur, mais souvent d’origines insoupçonnées : matériaux de construction, mobilier, produits d’entretien, fournitures scolaires, etc.

Des achats responsables

Naturellement, les collectivités sont invitées à porter une attention particulière, lors de la rédaction des cahiers des charges de leurs marchés publics, à la valeur environnementale des offres.

D'ores et déjà, il existe dans ce domaine un certain nombre de labels, témoignant d’une relative innocuité des marchandises.

Par ailleurs, le confinement de certains composés jugés dangereux, mais tout de même indispensables, demeure une solution envisageable.

Des campagnes de tests

L' OQAI réalise régulièrement des mesures de qualité sur un échantillon représentatif d’établissements scolaires choisis aléatoirement.

Si les derniers examens ont révélé, dans plusieurs établissements, une exposition significative aux particules fines (souvent liée à la proximité de voies de circulation), la qualité constatée de l’atmosphère est de manière générale « meilleure que la moyenne des logements  ».

Il n’en reste pas moins que quelques points restent à améliorer, ainsi, la concentration en plomb, issu le plus souvent de peintures anciennes, perdure au-delà de l’acceptable dans 10 % des écoles, tandis que l’aération doit être améliorée dans plus de 40% des cas…

Consultez la vidéo de l’OQAI « De l'air pour nos enfants  ».

Consultez le document .

A consulter également,  le site de l’OQAI.

(*) Conformément à la loi dite « Grenelle 2 ».

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