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Surveillance des plages : le rapport qui fâche

le 28 novembre 2012

Un nouveau rapport de la cour des comptes, relatif à l'organisation du secours, dénonce le manque de transparence, voire l'irrégularité d'une partie du dispositif…

Réalisée à la demande de la commission des finances de l'Assemblée, la contribution comporte un chapitre entier consacré à la surveillance des plages. Les sages y prennent notamment ouvertement position contre le maintien de la participation à ces missions des maîtres-nageurs issus des rangs des Compagnies Républicaines de Sécurité.

Bien qu'en place depuis la fin des années 50, les auteurs n'hésitent pas à qualifier le procédé « d'irrégulier », puisque n'étant pas explicitement prévu par la loi. Par ailleurs, les conditions financières consenties aux communes pour la mise à disposition sont jugées bien trop avantageuses. Limitées principalement à la prise en charge des frais de repas, d'hébergement et de déplacements occasionnés, elles représenteraient un manque à gagner d'un peu plus de 2 millions d'euros pour l'Etat. Les choix de répartition des effectifs sont également sévèrement critiqués, la cour des comptes les jugeant « ni rationnels ni transparents ».

Un certain nombre de maires concernés se sont déjà exprimés contre ce rapport, objectant que les missions en question n'étaient en rien contradictoires avec les compétences de ce corps de police. Selon eux, ce dernier présente le double avantage de l'autorité et de l'expérience, ce qui lui confère des qualités complémentaires aux autres personnels, issus de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) ou des polices municipales…

Consultez le rapport .

Pour aller plus loin, consultez notre reportage « De moins en moins de CRS pour surveiller les plages ».

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