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L’ADEME imagine le tri du futur

le 3 septembre 2014

Une étude concernant la collecte et le tri des déchets (emballages et papier) rappelle l’impérieuse nécessité d’adapter les filières d’aujourd’hui aux besoins de demain…

Alors que désormais, la pratique du tri est plutôt bien acceptée par nos concitoyens, et que ses intérêts économiques et écologiques sont indéniables, l’ ADEME suggère de franchir un cap supplémentaire.

Selon toute vraisemblance, le tonnage d’un certain nombre de déchets à traiter devrait diminuer : ce sera immanquablement le cas du papier, une des conséquences de la dématérialisation … Parallèlement, un effort devra être consenti au niveau du pourcentage de matières traitées : aujourd’hui, moins de 50% de certains produits sont valorisés, alors qu’il serait possible d’amener ce chiffre à près de 70 % voire 80 % pour quelques uns, comme le verre par exemple…

Parvenir à cette augmentation nécessitera des efforts, notamment de la part des usagers. Plusieurs pistes sont envisagées, comme par exemple la mise à disposition de points de collecte spécifiques pour les déchets plastiques. En outre, la tarification incitative reste une des solutions envisageables, même si elle n’est pas toujours appréciée chez « monsieur Tout-le-monde ».

La collecte devra elle aussi faire l’objet d’une rationalisation, car elle représente à elle seule la moitié des coûts de traitement. Outre l’optimisation des circuits, il conviendra de poursuivre l’effort de robotisation. Mais là aussi, le civisme de l’usager pourra être sollicité, en multipliant les points d’apport volontaire, au détriment de tournées en « porte-à-porte »…

A l’autre bout de la chaîne, la mutualisation, voire la concentration des centres de traitement, ainsi qu’un bon technologique en faveur d’un tri automatisé, de plus en plus précis, permettront de baisser les coûts de revient. En contrepartie, cela nécessitera de lourds investissements, et le nombre d’emplois de « trieurs manuels » devrait malheureusement se raréfier.

Enfin, les produits réinjectés vers l’industrie devront faire l’objet d’un compromis qualité/traitement. Une qualité suffisante pour séduire les industriels, d’une part, et ne nécessitant pas de traitements de valorisation trop coûteux pour les collectivités, d’autre part…

Consultez l’étude .

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