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Les chemins de randonnée dématérialisés

le 17 octobre 2008







Le Conseil général des Landes s'est engagé dans l'informatisation des chemins de randonnée du département. Ce travail fastidieux consiste en la collecte de l'ensemble des informations positionnables sur une carte : tracés, éléments patrimoniaux, implantations des ouvrages…

L'élaboration de cette base de données est en cours. Une consultation devrait être lancée début 2009 afin de trouver un applicatif métier. Objectif : centraliser les connaissances, les rendre accessibles aux agents, pouvoir les modifier mais aussi les archiver aisément. A terme, diverses applications sont imaginables à partir de ce support numérique.




3200 km de sentiers à saisir, 1500 conventions à mettre à jour, des dizaines d'ouvrages à localiser… Depuis plusieurs mois, la direction de l'environnement du Conseil général des Landes s'attelle à structurer une base de données numérique. Un géomaticien (technicien SIG¹) a d'ailleurs été recruté, entre autres missions, à cet effet.

Actuellement, les 2/3 des boucles sont saisies à partir d'un fonds IGN, dont l'actualisation nécessite d'être vérifiée. Le Conseil général des Landes a par ailleurs signé une convention avec l'Agence départementale d'aide aux collectivités locales (Adacl) afin de pouvoir utiliser le plan cadastral informatisé (IGECOM) indispensable pour gérer le volet foncier et conventionnel du Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée non motorisés (PDIPR).

 

Quelques chiffres :



- 3200 km de sentiers

- 400 km de circuits équestres

- 40000 randonneurs par an

- 1500 conventions signées

- 800 km de sentiers à entretenir dont 400 km en régie

- 300 000 euros annuels de budget d'entretien

- 15 agents du Conseil général en charge de l'élaboration, des travaux d'aménagement, du balisage et de l'entretien des chemins de randonnées.

 

Des usages nombreux



En 2009, le Département engagera une procédure d'acquisition d'un logiciel métier de gestion des données. Le cahier des charges reste à faire, ce qui est d'autant plus compliqué que les prestataires développant ce type d'application sont rares. Par ailleurs, les démarches engagées par d'autres Conseils généraux pour gérer leur PDIPR sont variées (gestion en interne, avec ou sans applications spécifiques, gestion confiée à un Comité départemental du tourisme, etc.) et à des stades d'avancement divers. Dans ces conditions, il n'est pas aisé de transposer ces expériences à la situation landaises.

Les usages de cet outil sont nombreux. Outre l'apparition des noms, longueurs et types de chemins (pédestres, VTT, équestres), il sera possible de visualiser les implantations des ouvrages (passerelles et autres barrières) ainsi que le balisage (jalons directionnels), sans oublier les éléments patrimoniaux (nom des propriétaires, autorisations de passage, conventions…).

L'informatisation des chemins de randonnées est entreprise, dans un premier temps, à des fins professionnelles. Il s'agit de moderniser les outils de travail afin de faciliter l'accès et les échanges d'informations au sein des services concernés du Conseil général. A terme, différentes applications sont envisageables, comme la mise en place d'un système d'alertes en matière d'entretien des chemins ou d'échéance des conventions de passage. Et pourquoi pas, ensuite, rendre dynamique la carte des chemins de randonnée actuellement disponible, pour le grand public, sur le site internet du Département ?




¹ SIG : système d'information géographique






 

L'élaboration de boucles de randonnée

 







Les Conseils généraux ont la compétence en matière d'élaboration des Plans départementaux des itinéraires de promenade et de randonnée non motorisés (PDIPR) qui garantissent la libre circulation des promeneurs sur les chemins balisés. Différentes autorisations sont acquises auprès des propriétaires (particuliers pour les chemins privés, mairies pour les chemins communaux).

 

L'ouverture au public d'un circuit nécessite un travail de repérage en collaboration avec les communes, le comité départemental du tourisme, les offices de tourisme, les fédérations de randonneurs (pédestres, cyclos, équestres). Une étude préalable sur le statut des chemins empruntés doit également être menée afin de d'obtenir les conventions d'autorisation de passage qui seront signées par les propriétaires.

 

La mise en service d'un réseau de boucles sur un territoire correspondant en moyenne à 2 cantons peut prendre entre deux et dix ans, suivant le temps nécessaire à la signature des conventions de passage. Dans la partie forestière, près des 2/3 des demandes sont en effet refusées par les propriétaires privés.

 

Actuellement, dans les Landes, un tracé est à l'étude dans le Marensin (Cantons de Castets et Soustons). Le plan n'est pas figé. Certains circuits peuvent disparaître, comme ce fût le cas pour les circuits de Le Vignau (passage de l'autoroute) ou de Capbreton (dangerosité du site sur piste cyclable). Les secteurs les plus fréquentés sont le Pays dacquois, le Tursan, Mugron et Montfort grâce à la présence de stations thermales.


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