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Laurent Civel : "Enerlandes peut se substituer aux communes sur des coûts assez conséquents"

le 18 juin 2009








Quel est l'intérêt pour les communes de faire appel à Enerlandes ?


Enerlandes peut se substituer aux communes sur des coûts assez conséquents qu'elles auraient été obligées d'avoir aujourd'hui ou plus tard pour faire des travaux, pour refaire par exemple le toit d'un foyer rural ou d'une salle de sport. Pour peu que ces bâtiments soient en amiante, il faut la traiter avant de recouvrir. On peut faire ça : nous enlevons tout, le nord le sud, et nous versons un loyer. L'élu est généralement satisfait de ce qu'apporte Enerlandes de ce côté-là...


Est-ce qu'Enerlandes est déjà obligée de faire des sélections dans les projets, ou peut tous les financer ?

Ca va vite arriver, parce qu'à un moment donné, le capital va être utilisé au maximum. On a passé quatre projets. Il y a déjà 400 000 euros qui sont consommés en fond propre, sur les 1.4 millions. Pour le moment, il n'y a pas de tri, mais on va certainement en faire un le cas échéant, si les administrateurs et si le président du conseil d'administration le souhaitent. Maintenant, trier des toitures, c'est extrêmement complexe. Quand je vais voir des élus, ils sont intéressés, que la toiture soit en amiante ou pas, qu'elle ait besoin d'un renforcement ou pas. Ce qu'ils voient eux, c'est d'abord un coût évité. Un coût qui peut être considérable. Une salle de 1300 m² à Mont de Marsan, ça n'a relativement pas le même poids que la même salle dans une commune de 300 habitants. Donc il y aura peut-être un tri à faire à un moment, parce que le Conseil Général ne pouvant battre monnaie, je serai obligé de faire appel aux actionnaires historiques, mais aussi à des actionnaires nouveaux, qui souhaitent nous accompagner.


1.4 million d'euros de capital. Est-ce suffisant, ou juste un début ?

C'est juste un début. Ca part très très vite, et pour le moment, ce ne sont que de petits projets photovoltaïques. Lorsqu'il faudra rentrer en capital de sociétés, je pense à des turbines à condensation ou à la gazéification de déchets, où le ticket sera beaucoup plus élevé, il faudra l'augmenter. Soit on a la politique de nos moyens, soit les moyens de notre politique.


Comment doivent procéder les maires intéressés ?

Ils m'appellent au Conseil Général, m'écrivent, ou peuvent aller sur le site internet d' Enerlandes . L'avantage de relever du Conseil général, c'est que l'on touche déjà tous les conseillers généraux, je mets de côté la couleur politique qui n'apparaît évidemment pas, et deuxièmement, ça percole parmi les élus landais : maires, élus d'intercommunalités etc.








Est-ce que les projets d'Enerlandes ne concernent que des bâtiments municipaux ?

Pas forcément. Il m'arrive de réfléchir à d'autres bâtiments, comme celui d'Emmaüs. On va regarder aussi certaines usines du département pour voir si elles ne sont pas intéressantes à développer.


Quels sont vos perspectives pour les mois à venir ?

Le dernier Conseil d'Administration a eu lieu le 25 mai. Cinq projets y ont été présentés. On en est à neuf, en seulement quelques mois d'existence. Maintenant, je vais voir ce qu'il me reste sur le compte. Tous ces projets sont rentables. La trésorerie va me permettre de vivre et de développer Enerlandes, à moyen terme. On peut s'arrêter à huit projets, et puis attendre gentiment que ça fasse de la trésorerie, mais il y a une telle demande... et je reviens sur le tarif d'achat qui va bientôt baisser, donc il serait dommage de ne pas répondre présent. Et puis comme je suis responsable et comptable d'Enerlandes, je fais le maximum pour développer ce magnifique outil.







Pour en savoir plus sur le projet de la caserne de Saint-Vincent-de-Tyrosse, cliquez ici.

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