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Gestion solidaire des déchets électroniques

le 5 janvier 2009







Ordinateurs, imprimantes, photocopieurs… Les collectivités locales génèrent, pour certaines massivement, des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) sans savoir comment les gérer. C'est justement pour répondre à ce besoin que la société Ecomicro, située à Dax, s'est spécialisée dans la collecte, le tri et la valorisation des DEEE professionnels.

La réglementation en la matière est différente de celle appliquée pour les particuliers. Les professionnels doivent notamment gérer eux-mêmes les déchets des équipements mis sur le marché avant le 13 août 2005. Dans ce contexte, Ecomicro mise sur l'insertion économique au service de l'environnement.

Depuis un an, la société Ecomicro de Dax travaille à la revalorisation des DEEE du département. Objectifs : assurer la gestion de ce type de déchets tout en favorisant l'insertion professionnelle. Le directeur de la structure (qui est conventionnée par la DDTEFP¹) est donc entouré de deux personnes employées en contrat d'insertion. L'équipe ainsi constituée assure l'intégralité de la chaine de traitement des déchets professionnels.

Tout commence par la collecte des DEEE, organisée en dépôt dans les locaux de Dax et bientôt directement chez le client (la société devrait acquérir un utilitaire début 2009). Le processus de traitement est alors engagé et le matériel récupéré est positionné sur la chaine de démantèlement. L'heure est donc au tri, entre déchets et valorisation. L'aluminium, le cuivre, la ferraille, les cartes d'alimentation et autres câbles et cartouches sont positionnés dans des contenants spécifiques.



Conséquences de la crise financière







Ces bacs une fois remplis entrent dans la filière recyclage, et prennent la direction de la société mère Ecomicro à Bordeaux. La valorisation en local est cependant souhaitée afin que le site de Dax devienne autonome. Une autre fin est destinée aux plastiques et tubes divers qui constituent des déchets non valorisables. Leur destruction est assurée par des entreprises spécialisées.

En septembre dernier, le camion en partance pour valorisation à Bordeaux emportait une quinzaine de palettes. D'habitude, les livraisons sont mensuelles. Mais la crise financière touche directement l'activité d'Ecomicro. La chute du prix des matières premières entraîne une baisse de la revente des valorisants (câblage, aluminium). Le prix du cuivre augmente légèrement mais n'a pas atteint le niveau d'avant crise tandis que le marché du plastique est toujours bloqué. Conséquence : les stocks s'accumulent dans les locaux dacquois.



Un engagement solidaire

En complément de son activité de tri, Ecomicro mise sur le réemploi du matériel. Ainsi, après accord du propriétaire, les écrans et unités centrales sont testés et reformatés pour être, par la suite, mis à disposition des publics qui n'ont pas accès à l'informatique. Le projet de traiter ce volet au niveau local est également à l'étude. Pour l'heure, c'est donc le siège de Bordeaux qui gère ce dossier.

Ecomicro travaille avec plusieurs collectivités du département, dont le Conseil général des Landes, la commune de Mimizan, mais aussi avec l'ONF et la police aux frontières. Pour l'heure aucune entreprise privée n'a intégré la clientèle d'Ecomicro. Lors de chaque opération de collecte, tri et valorisation, un bordereau de suivi de déchet est fourni. Par ailleurs, un certificat de destruction peut également être délivré, sur demande (optionnel). Le coût, quant à lui, est fonction du poids à traiter. La pesée s'effectue sur le site Ecomicro de Dax.

Mais Ecomicro ne se résume pas à un engagement environnemental. La solidarité fait en effet partie intégrante du fonctionnement de la société. Cette dernière travaille avec diverses associations d'insertion (Cap Emploi, Airel). Par ce biais, des opérations d' évaluation en milieu de travail sont organisées. Par ailleurs, Ecomicro collabore directement avec l'ANPE (conventionnement) pour le recrutement de son personnel. Aujourd'hui, dans le cadre de la loi de cohésion sociale, deux contrats d'insertion sont en cours. Les prévisionnels effectués tablent sur trois postes d'insertion en 2010 et quatre en 2011…




¹ Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.

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