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Courant d'Huchet : une réserve naturelle sous haute protection

le 23 août 2006






Le courant d'Huchet est l'une des trois réserves naturelles nationales des Landes. Situé sur les communes de Léon, Moliets-et-Maâ et Vielle-Saint-Girons, cet espace est soigneusement entretenu, protégé et étudié.

C'est le syndicat intercommunal d'Aménagement et de Gestion du courant d'Huchet qui, depuis 25 ans, assume ces missions, entre préservation des milieux riches et menacés et nécessité d'éduquer le public à la sauvegarde de cette nature. Plongez au cœur des Cordulies à corps fin, des Pipits rousselines et autres Genettes et Sternes Caugek…








De l'eau douce et de l'eau saumâtre, des zones inondées et des sols secs, des dunes et des forêts de pins… Au sein de la réserve naturelle nationale du courant d'Huchet cohabitent différents milieux, spécifiques et surtout remarquables.

C'est en effet parce que cet espace de 618 hectares comprend l'étang de Léon, le courant d'Huchet, des marais et tourbières mais aussi une dune littorale et une forêt-galerie qu'il a été classé, en 1981, réserve naturelle nationale. Objectif initial : conserver un site unique, d'intérêt patrimonial, et limiter les activités humaines.

Le syndicat intercommunal d'Aménagement et de Gestion du courant d'Huchet est l'acteur principal de cette préservation. Un garde, un animateur, un technicien et un conservateur travaillent donc ensemble pour surveiller le site et faire respecter la réglementation en la matière.



Visons d'Europe et Blongios nain







La réserve compte plus de 300 espèces animales vertébrées et une vingtaine d'espèces végétales protégées. «Le suivi scientifique est essentiel pour évaluer ces populations, les connaître et pouvoir comprendre leur fonctionnement, précise François Faure, le conservateur de la réserve. On étudie notamment des espèces menacées comme le vison d'Europe ou le Blongios nain, un oiseau migrateur particulièrement rare sur le continent».

L'heure est actuellement à l'inventaire du patrimoine, lequel est défini dans le plan de gestion de la réserve validé le 1er février 2005 pour 3 ans. Autant de constatations, études et autres synthèses qui serviront de bases pour définir les objectifs de conservation à long terme.

«Nos connaissances s'enrichissent petit à petit, explique François Faure. Mais il nous faut au moins cinq ans de recul pour avoir des analyses fiables et pouvoir évoquer des tendances d'évolution».



Lutte contre les espèces envahissantes






L'entretien du site fait également partie intégrante de la mission du syndicat intercommunal : fauchage des prairies, maintien des marais en eau ou encore lutte contre «la banalisation du milieu», c'est-à-dire éviter la prolifération des plantes exotiques.

Celles-ci, à l'instar de la Jussie, prennent en effet la place des plantes dites indigènes. Mais cette lutte contre les espèces envahissantes concerne également la faune et justifie ainsi la capture des ragondins et des tortues de Floride. Le développement incontrôlé de plantes et animaux inadaptés représente en effet la deuxième cause de disparition d'espèces après les actes directs des hommes.

Afin de mutualiser les connaissances en la matière, la réserve, dont le budget avoisine les 200 000 euros, entretien des liens étroits avec celles d'Orx et de l'Etang noir. Elle appartient également au réseau des réserves naturelles et travaille en relation avec le Ministère de l'écologie et du développement durable (MEDD).



Organisation de visites commentées







Sur le terrain, le travail s'effectue en lien avec les différents acteurs que sont les communes concernées, l'Office national des forêts (ONF), le Conseil général des Landes (mise à disposition de gardes natures, surveillance estivale…) et le groupement d'intérêt économique des Bateliers du courant d'Huchet .


Pour sa part, la fédération départementale des chasseurs des Landes, par convention avec la réserve, gère le Cout de Mountagne (137 hectares). Enfin, la convention signée avec les propriétaires privés réglemente le droit de passage sur leurs terrains, accord indispensable pour les actions de surveillance et l'accès au public. Les visites constituent en effet une part importante des missions dévolues au syndicat intercommunal de Gestion et d'Aménagement de la réserve du Courant d'Huchet. Objectif : encadrer l'ouverture du site au public (excepté sur les 30% de «zone intégrale», interdite d'accès).

Un animateur a ainsi spécialement en charge les visites guidées pédestres et les actions dirigées vers les scolaires, tandis que les Bateliers proposent également, du 1er avril au 30 septembre, des visites en galupe (barque à fond plat). Une éducation à la protection de la nature qui satisfait, chaque année, près de 20 000 personnes.


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