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Mission Locale Landaise : questions à Monique Lubin

le 23 juillet 2004






Monique Lubin vient d'être désignée Présidente déléguée de la Mission Locale Landaise. Elle succède ainsi à Jean-Claude Sescousse.


Dans une interview (à lire ci-après), elle nous explique comment elle envisage cette nouvelle fonction, quelles sont ses priorités et ses souhaits.


La Mission Locale Landaise propose un accompagnement personnalisé avec un objectif prioritaire : l'emploi et/ou la qualification.


La structure compte aujourd'hui trente points d'accueil et douze bureaux permanents dans le département.

Vous venez d'être désignée Présidente déléguée de la Mission Locale Landaise. Comment appréhendez-vous cette nouvelle fonction ?


Je connaissais la Mission Locale en qualité d'élue mais aussi dans le cadre de ma profession et des implications associatives. J'avais pu apprécier l'efficacité de ses intervenants auprès des jeunes.

En assurer la présidence déléguée, c'est tout d'abord une marque de confiance, car il s'agit d'une structure dont « la bonne marche » est primordiale pour les jeunes landais.

Je vais m'investir pleinement car le projet me passionne, à la fois pour les jeunes mais aussi pour tous ceux qui animent la Mission Locale.


Je fais confiance au potentiel des animateurs de la Mission Locale, mais j'ai quelques inquiétudes quant aux financements de l'Etat, lequel a tendance à se désengager de nombreux domaines en ce moment. Nous devrons nous battre pour que l'avenir des jeunes reste une priorité, pas seulement dans les discours mais surtout dans les budgets…



Allez-vous donner une nouvelle orientation aux actions de la Mission Locale ou vous inscrire dans la continuité du travail réalisé par votre prédécesseur, M. Sescousse ?


Cette nouvelle responsabilité m'a permis de vérifier que les services apportés par la Mission Locale sont certes appréciés par les jeunes mais également reconnus par les élus, les partenaires institutionnels et les structures locales.

La territorialisation de la Mission Locale conduite par Jean-Claude Sescousse a démontré toute son efficacité et mon action s'inscrira dans le prolongement de cette politique, aux côtés notamment de Dany Michel.

Par ailleurs, avant d'impulser de nouvelles orientations, je me donne le temps de l'appropriation.



Les jeunes ont, semble-t-il, plus de mal, aujourd'hui, à accéder à l'autonomie. Ils font face à de nouvelles difficultés. Comment la Mission Locale s'adapte t-elle à cette évolution ?


Cette évolution conduit la Mission Locale à consacrer plus de temps à chaque jeune, à renforcer les coopérations avec l'ensemble des acteurs de terrain.



Vous parlez « d'approche globale ». Cela signifie t-il que les notions de partenariats et de réseaux sont primordiales ?


Parce que les solutions relatives à l'insertion professionnelle ne peuvent être efficaces que si le jeune surmonte ses difficultés, la Mission Locale est amenée à intervenir sur des champs aussi divers que la santé, le logement, la mobilité… En ce cas, les compétences externes détenues par nos partenaires ainsi que la capacité à travailler en synergie sont essentielles.



Les politiques publiques menées en matière d'insertion nécessitent donc des aménagements. La situation varie t-elle d'un territoire à un autre, au sein même du département des Landes ?


Sa superficie, ses caractéristiques sociales et économiques ainsi que l'éventail des ressources partenariales mobilisables conduisent obligatoirement les politiques publiques à se mettre en œuvre de manière différenciée selon les territoires.

C'est pourquoi, dans l'objectif de permettre un égal accès à nos services, la Mission Locale a développé son implantation au plus près du lieu de vie des jeunes.



Parmi les initiatives prises en faveur de l'insertion des jeunes, quelles sont celles qui retiennent votre attention, celles que vous privilégiez ?


L'initiative emblématique est probablement à rattacher à la conduite du programme TRACE (Trajet d'ACCès à l'Emploi). Ce programme est piloté par la Mission Locale depuis 1999. Cette réussite repose principalement sur une démarche originale qui a su associer, au plan local, les élus et les acteurs de l'insertion dans le but de renforcer l'approche globale et une intervention coordonnée. Le taux d'accès à l'emploi durable, le plus élevé d'Aquitaine, est la marque de cette efficacité.



Enfin, vous avez la possibilité, par le biais de l'Extranet départemental, de communiquer avec l'ensemble des collectivités locales landaises. Quel serait le message que vous voudriez leur adresser en ce début de présidence ?


Je souhaiterais remercier les collectivités landaises de leur adhésion, sans laquelle nous ne pourrions exister. Et rappeler que les Missions Locales sont des maillons importants de l'aménagement du territoire. A l'heure où les problématiques rencontrées par les jeunes sont de plus en plus complexes, ceux-ci ont besoin de lieux d'accueil, de personnels compétents capables de répondre à la diversité de leurs questions.


Et je lance un appel aux collectivités qui ne nous ont pas encore rejoints : Adhérer à la Mission Locale, c'est investir sur la jeunesse et donc sur l'avenir. Pouvons-nous avoir meilleur programme ?


 

A noter :


La Mission Locale Landaise vient de publier son rapport d'activité 2003.

L'an dernier, 4 402 jeunes ont bénéficié d'un accueil professionnel et social, dont 44,5% constituaient une première visite. Cette activité d'accueil a d'ailleurs augmenté de 5% par rapport à 2002.


Ce rapport d'activité est consultable sur le site internet de la Mission Locale Landaise. Il suffit de cliquer sur www.mission-landaise.asso.fr

 



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